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Histoire de l'Ecole Navale
Le concept d’école navale – formation des officiers de la marine de l’Etat dans une école spéciale embarquée dispensant une instruction théorique, maritime et militaire à des jeunes gens sélectionnés en raison de leurs aptitudes – est né sous l’Empire. Instituées par un décret du 27/09/1810, les Ecoles spéciales de marine ont fonctionné à Brest et à Toulon à bord des vaisseaux Tourville et Duquesne à partir de 1811 et jusqu’en 1814.
Sous la Restauration, en janvier 1816, ces écoles ont été regroupées au Collège royal de la Marine créé pour la circonstance à Angoulême sous le patronage du duc, fidèle soutien de la monarchie. En mai 1827 l’école est revenue à Brest à bord du vaisseau l’Orion et en 1830, par ordonnance du roi Louis-Philippe, elle a reçu le nom d’Ecole navale. Dès cette époque, le corps des officiers de marine était aussi alimenté par les polytechniciens qui choisissaient la marine.
L’Ecole navale demeura embarquée sur une succession de vaisseaux embossés en rade de Brest jusqu’à la veille de la première guerre mondiale. Plusieurs vaisseaux se succédèrent, rebaptisés pour l’occasion Borda, du nom d’un officier de marine mathématicien du XVIIIème siècle, afin de marquer la vocation studieuse de l’institution. L’admission à l’école des jeunes gens était prononcée par concours et la durée des études y était fixée à deux ans. A partir de 1864, la formation fut complétée par une année d’application consistant en une campagne de circumnavigation sur un vaisseau école pour l’ensemble de la promotion.
En 1914, l’Ecole navale fut installée à terre à Brest et, en 1921, l’Ecole des officiers mécaniciens, dont un contingent était recruté par concours et un autre provenait de l’Ecole des Arts et Métiers, fut créée et installée dans les mêmes locaux. A partir de 1937 le titre d’ingénieur fut décerné aux officiers sortant de l’Ecole navale et de l’Ecole des officiers mécaniciens.
Après la défaite de 1940, l’école fonctionna, d’une part, en zone non occupée pour l’Etat français, d’autre part, en Grande Bretagne et en Afrique du nord pour la France libre. A la Libération, avec la promotion 1944, elle fut réinstallée au bord de la rade de Brest, à Lanvéoc-Poulmic. Elle y est toujours aujourd’hui.